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01 février 2011

Cranach à Paris

Le musée du Luxembourg à Paris rouvre ses portes ce mois-ci avec une exposition sur Lucas Cranach.

L'histoire de ce musée, dont on pourra trouver ici une succincte chronologie, est quelque peu chaotique. Son ouverture au public et la nature des œuvres exposées ont été très irrégulières.

Lorsque le musée ouvre en 1750, il est l’un des tous premiers d’Europe. Pendant la plus longue partie du XIXe siècle, il a été le musée où étaient présentées les œuvres des artistes vivants, avant que celles-ci ne soient - éventuellement - transférées au musée du Louvre à la mort de l'artiste. Le musée du Luxembourg ferme en 1937 lorsque ses collections sont déplacées au Palais de Tokyo.

En 1979, le Sénat décide de faire revivre le "musée" (toujours désigné ainsi alors qu'il n'a désormais plus de collection propre) grâce à une série d'expositions mettant en valeur le patrimoine des musées de Province.

En 2000, il confie la gestion du lieu à une société privée SVO Art qui y organisa de nombreuses expositions jusqu'en 2009. En juin 2010, le Sénat décide de transférer cette gestion à l’Établissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées (RMN - Grand Palais).

L'exposition de réouverture est une reprise en plus petit de l'exposition Cranach qui s'était tenue à Bruxelles cet automne. Au premier abord, la muséographie peut sembler un peu déconcertante : les cimaises sont formées de parois en bois brut teint en brun foncé et aménageant des sortes de caissons où sont installées les œuvres. Le premier choc passé, on remarquera surtout que cette présentation permet au visiteur de se tenir au plus près des peintures ou des gravures, ce qui est  très heureux pour cet artiste. Parmi les œuvres les plus remarquables, nous avons été frappé par le spectaculaire Martyre de sainte Catherine (Budapest, église réformée, collection Raday).

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