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Quelques citations artistiques...

  • Anecdote au sujet de Tintoret : "Certains peintres Flamands qui venaient de Rome, lui ayant montré quelques têtes qu’ils avaient peintes & finies avec beaucoup de soin, il leur demanda combien ils y avaient été à les faire. Comme ils lui dirent qu’ils y avoient travaillé plusieurs semaines, il prit du noir avec un pinceau & en trois coups desseigna sur une toile une figure qu’il rehaussa avec du blanc ; puis, se tournant vers les étrangers, voyez leur dit-il, comme nous autres peintres Vénitiens avons accoutumé de faire des tableaux." André Félibien, Entretiens…, 1666-1688, 3e partie (Entretiens V et VI), 1679, p.171.

 

  • Edward Hopper : « If you could say it in words there would be no reason to paint. »

 

  • « Le génie est ce feu, cette conception vive, originale et presque surnaturelle, qui s’élève dans notre âme et la transporte hors d’elle-même : définition que je ne puis mieux achever que par l’ingénieuse allégorie de Prométhée dérobant le feu du Ciel. Cet enthousiasme […] concentre les idées et force l’imagination à ne voir qu’un seul objet. Il enfante par besoin, toujours avec chaleur, et pour l’ordinaire avec un certain désordre. » Comte de Caylus, « Réflexions sur la peinture », Conférences 1648-1792, t. V, 1747-1752, vol.1, p. 35.

 

  • "Les Ouvrages les plus finis ne sont pas toujours les plus agréables ; & les Tableaux artistement touchés font le même effet qu’un discours, où les choses n’étant pas expliquées avec toutes leurs circonstances, en laissent juger le Lecteur, qui se fait un plaisir d’imaginer tout ce que l’Auteur avait dans l’esprit." Roger de Piles, Conversations sur la connoissance de la peinture et sur le jugement qu’on doit faire des tableaux, Paris, 1677, p. 69.

  • " L'art moderne, c'est ce qui arrive quand les peintres cessent de regarder les femmes et pensent qu'ils ont une meilleure idée." (John Ciardi)

 

  • Journal de Delacroix : « Juin 6, 1851. Peut-être découvrira-t-on que Rembrandt est un beaucoup plus grand peintre que Raphaël. J’écris ce blasphème propre à faire dresser les cheveux de tous les hommes d’école, sans prendre décidément parti… »

 

  • "Le grand Maître peint largement, parce qu'il voit en grand la nature, parce qu'il l'observe en masse, & n'est pas obligé de la tâtonner dans ses petites parties. Quand on voit grandement les formes & les effets, on produit un ouvrage qui est largement fait. […] Quelquefois les artistes convertissent l'adjectif large en substantif. Ils disent, il y a du large dans ce tableau." (Watelet et Lévesque, Encyclopédie méthodique, 1788-1791)

 

  • Nietzsche : "Nous avons l’art afin de ne pas mourir de la vérité."

 

  • "Est-ce que l'art est autre chose qu'un aveu de notre impuissance ?" Richard Wagner, préface de Siegfried

 

  • « L’art de la poésie et l’art de la peinture ne sont jamais plus applaudis que lorsqu’il ont réussi à nous affliger », Abbé du Bos, Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, 1719.

 

  • Cézanne : « La peinture, ce qui s'appelle la peinture, ne naît qu'avec les Vénitiens. »

 

  • « Quiconque aura une vraie connaissance de la peinture n’accordera jamais qu’il n’y ait qu’une manière de bien faire. Les maîtres célèbres qui causent notre admiration ont eu chacun la leur, et tous ont fait de belles choses. Il est différentes manières d’envisager et de sentir les beautés de la nature, et conséquemment de les rendre. Tout l’art consiste à les rendre avec sentiment, c’est-à-dire à faire connaître par la manière de les traiter qu’on les a senties », Charles-Nicolas Cochin, 1771

 

  • « Des peintres Flamans lui montrèrent un jour des têtes dessinées avec une grande patience, Tintoret leur demanda combien elles leur avoient coûté de temps ; ils convinrent de quinze jours ; alors il prit un pinceau trempé dans du noir & fit en quatre coups une figure rehaussée de blanc & leur dit, voici comme nous autre Vénitiens dessinons une figure, les Flamans restèrent étonnés & sentirent toute la force du reproche. », Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville, 1745

 

  • Paul Valéry : « On sent bien que pour Titien, quand il dispose une Vénus de la chair la plus pure, mollement assemblée sur la pourpre dans la plénitude de sa perfection de déesse et de chose peinte, peindre fut caresser, joindre deux voluptés dans un acte sublime, où la possession de soi-même et de ses moyens, la possession de la belle par tous les sens se fondent. »

 

  • Willem De Kooning : « Flesh was the reason why oil painting was invented », « The Renaissance and Order », Trans/formation, vol. 1, n° 2 (1951).

 

  • Palma le Jeune (cité par Marco Boschini) « Souhaitant imiter les opérations du Créateur suprême, [Titien] faisait remarquer que lui aussi, en donnant forme à ce corps humain, le façonnait à la main dans la glaise. »

 

  • Devise de Titien : NATURA POTENTIOR ARS – L’art est plus puissant que la nature

 

  • Félibien à propos des portraits de Rembrandt : « les coups de pinceau [sont] marquez d’une épaisseur de couleur si extraordinaire, qu’un visage paroist avoir quelque chose d’affreux, lorsqu’on le regarde un peu de près. Cependant, comme les yeux n’ont pas besoin d’une grande distance pour embrasser un simple portrait, je ne voy pas qu’ils pussent estre satisfait en voyant des tableaux si peu finis » (Entretiens, 1666-1688, 4e partie, p. 151).

 

  • Nietzsche : "L’art favorise la vie en rendant l’horreur sublime et l’absurde comique."

 

  • Léonard de Vinci : « Ne faites point les contours de vos figures d’une autre teinte que du propre champ où elles se trouvent ; c’est-à-dire qu’il ne faut point profiler d’aucun traict obscur entre le champ & votre figure ». 

 

  • Abbé Du Bos : « L’expérience enseigne que l’art de deviner l’auteur d’un tableau, en reconnaissant la main du maître est le plus fautif de tous les arts, après la médecine », 1719

 

  • Bellori sur Caravage : « d’esprit bouillonnant Michelangiolo mena une vie plutôt dissolue. Il cherchait volontiers les occasions de se rompre le cou ou de mettre en danger la vie d’autrui. Il y avait souvent autour de lui de grands disputeurs » , Vite de’pittori, scultori, architteti… , 1642.

 

  • Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville : « Un artiste en peignant un tableau se corrige et réprime la fougue de son génie ; en faisant un dessein, il jette le premier feu de sa pensée, il s’abandonne à lui-même ; il se montre tel qu’il est »

 

  • Diderot, à propos de François Boucher : « Il est fait pour tourner la tête à deux sortes de personnes, les gens du monde et les artistes. Son élégance, sa mignardise, ses carnations fardées, […] doivent captiver les petits-maîtres, les petites femmes, les gens du monde, la foule de ceux qui sont étrangers au vrai goût, à la vérité, à la sévérité de l’art. […] Les artistes qui voient jusqu’à quel point cet homme a surmonté les difficultés de la peinture, et pour qui c’est tout que ce mérite qui n’est guère bien connu que d’eux, fléchissent le genou devant lui ; c’est leur dieu. Les gens d’un grand goût, d’un goût sévère et antique n’en font nul cas » .

 

  • Empédocle, fragment cité par Pausanias : « La grâce hait l’intolérable nécessité » 

 

  • Pline à propos de Apelle : « Admirant un tableau de Protogène d'un travail immense et d'un fini excessif, [Apelle] dit que tout était égal entre lui et Protogène, ou même supérieur chez celui-ci; mais qu'il avait un seul avantage, c'est que Protogène ne savait pas ôter la main de dessus un tableau : mémorable leçon, qui apprend que trop de soin est souvent nuisible »

 

  • André Félibien à propos de la grâce, « ce je ne sais quoi qui rend certaines personnes ou certains ouvrages plus agréables que d’autres qui sont néanmoins plus parfaits » Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus excellents peintres anciens et modernes

 

  • Abbé du Bos : « L'art de la poésie et l'art de la peinture ne sont jamais plus applaudis que lorsqu'ils ont réussi à nous affliger » Réflexions critiques sur la poésie et sur la peinture, 1719

 

  • Michel-Ange poète :

   Je vois par vos beaux yeux une douce lumière
   que par les miens, aveugles, je ne saurais voir ;
   je porte avec vos pieds un fardeau sur l'échine
   que les miens claudicants, n'auraient jamais souffert ;

   Je vole avec vos ailes, moi qui suis sans plumes,
   par votre esprit sans cesse entraîné dans le ciel ;
   je suis à votre gré ou livide ou vermeil,
   transi dans le soleil ou chaud par froide brume.

   Mon désir ne réside qu'en votre vouloir,
   mes pensées ne se forgent que dans votre cœur,
   mes paroles ne naissent que de votre souffle.

   Je ressemble à ce qu'est, d'elle-même, la lune
   dont nos yeux ne sauraient découvrir dans le ciel
   qu'une portion: celle qu'embrase le soleil.

 

 

  •  Winckelmann, Pensées sur l'imitation des œuvres grecques en peinture et en sculpture, trad. fr. Laure Cahen-Maurel, Paris, Éditions Allia, 2005, pp. 38-39 : « Une noble simplicité et une grandeur tranquille, tant dans l’attitude que dans l'expression, voilà en définitive le trait général qui distingue par excellence les chefs d'œuvre grecs. De même qu'en son fond la mer demeure toujours calme, si furieuse qu'en soit la surface, de même l'expression des effigies grecques, quelle que soit la passion qui les agite, fait paraître une âme grande et toujours égale ».

 

  • Anonyme [A. Renou], Dialogue sur la peinture, 1773 :

« M. Remi : Voyez aussi quelle fermeté de touche, quelle fougue de pinceau, ces lâchés. Comme c’est peint grassement, ciel quel ragoût !

M. Fabretti : Il faut des yeux faits à ces beautés-là, & j’avoue que je n’ai pas encore assez de pratique.

M. Remi : Vous avez vu […] encore le nec plus ultra, pour le heurté, le roullé, le bien fouetté, le tartouillis. Le voilà, le voilà le véritable Tartouillis.

M. Fabretti : Le roullé, le bien fouetté, le Tartouillis, sont-ce des injures, Monsieur Remi, ou des éloges ? »

 

  • "Honneur aux artistes ! qui s'avancent dans l'arbitraire et laissent après eux la nécessité." Paul Valéry, 1929-1930, Cahiers.

 

  • "Ce que je veux dire, c’est que j’ai beaucoup aimé la vie et que j’ai beaucoup aimé les arts. Hé bien! maintenant je me dis, un peu comme Mazarin pour ses livres, mais, du reste, sans angoisse aucune, que ce sera bien embêtant de quitter tout cela." (Proust)

 

  • "Il n’y a pas de surface vraiment belle sans une terrifiante profondeur." (Friedrich Nietzsche)

 

  • "Un de mes amis asiatiques m'a dit : « Vous voulez être dans le tableau, alors que nous voulons être dehors. La peinture européenne a toujours voulu attraper les papillons, manger les fleurs et baiser les danseuses »" (Malraux)

Écrit par delaplanche Lien permanent | Commentaires (0)

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